Les déchets générés dans les menuiseries peuvent être encombrants voire polluants, s’ils sont mal gérés. De plus, dans ce métier encore plus que d’autres, un important tonnage des déchets peut être recyclé, à savoir les déchets de bois…
Pour bien gérer ses déchets, il faut en premier lieu maîtriser la réglementation en vigueur.
Il faut ensuite connaître les aspects pratiques et les bons gestes à appliquer au quotidien.
Et finalement, il faut aussi prendre en compte les coûts de gestion des déchets dans le fonctionnement de l’entreprise.
Et vous, savez-vous où en est la gestion des déchets dans votre entreprise ? Evaluez vos pratiques !
Quels sont les déchets de la menuiserie ?
Chez les professionnels de la menuiserie, on peut distinguer quatre types de déchets : les déchets inertes, les déchets recyclables, les déchets banals et les déchets dangereux.

Attention : les bidons plastiques de la plupart des produits utilisés en menuiserie ne sont pas recyclables, mais doivent être considérés comme des déchets dangereux.
De par leur nature, ces déchets ne sont pas recyclables. Ils doivent donc être éliminés dans la poubelle normale de l’entreprise, la poubelle des "tout-venants".
Mais ces déchets pourront quand même trouver une utilité s’ils sont éliminés par la filière de l’incinération. En effet, les incinérateurs actuels sont équipés pour récupérer la chaleur de combustion, qu’ils injectent sous forme de chaleur dans des réseaux de chauffage, ou qu’ils transforment en électricité. On appelle cela de la valorisation énergétique.

La plupart des déchets dangereux en menuiserie sont des emballages ayant contenu des produits dangereux : colles, décapants, peintures…
Ces déchets ne peuvent être enfouis ou incinérés avec les déchets divers, décrits ci-dessus. En effet, un centre d’enfouissement ou un incinérateur pour déchets divers n’est pas fait pour éliminer correctement des déchets dangereux, et risque de laisser échapper des pollutions dans le milieu naturel.
Les déchets dangereux doivent aller dans des installations spécifiques.