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Travaux paysagers

Les produits phytopharmaceutiques

Les produits phytopharmaceutiques regroupent des familles de produits à l’usage varié : herbicide,  insecticide, parasiticide, rodonticide, fongicide, nématicide… Les désherbants sont très largement représentés parmi ces produits (glyphosate, diuron…).

Leur fonction est d’éviter toute attaque d’un végétal par un autre organisme. Ils sont également connus sous les dénominations de "pesticides" ou "phytosanitaires".

Risques pour la santé

L’objectif de ces produits étant de supprimer des formes de vies indésirables, ces molécules ont effectivement un pouvoir toxique plus ou moins fort. Leur mise sur le marché est réglementée, et certains produits ayant un fort impact sur la santé ont déjà été interdits à la vente (DDT, lindane…).

Les phytopharmaceutiques peuvent être à l’origine d’intoxications aigües plus ou moins graves, pouvant toucher divers organes du corps humain. Mais ils causent aussi des intoxications chroniques, avec un développement potentiel de maladies graves : cancers, troubles de la fertilité, maladies du foie, maladies neuro-dégénératives (Parkinson, Alzheimer…).

Risques pour l’environnement

Les produits phytopharmaceutiques sont aussi très nocifs pour l’environnement. En France, une majorité des nappes d’eau souterraine contient malheureusement des phytosanitaires ! De plus, de faibles doses sont déjà suffisantes pour provoquer une pollution, et ces molécules sont souvent persistantes, c’est-à-dire qu’elles restent longtemps présentes dans l’environnement sans être dégradées. 

1 gramme de pesticide suffit à polluer un fossé de 10 km de long !
          1 gramme de pesticide suffit à polluer un fossé de 10 km de long !

nappe_phreatique_pollueeEn outre, un autre problème existe : à force d’utiliser des pesticides, un certain nombre de ravageurs ont développé, au cours du temps, une résistance à ces produits. Il faut donc sans cesse innover et développer de nouvelles molécules, encore plus dangereuses et toxiques pour qu’elles soient efficaces !

La réglementation

Le DAPA

Le Code rural précise les conditions que doivent remplir les applicateurs de phytopharmaceutiques (articles L254-1 et suivants) :

Tout applicateur de phytosanitaires doit prouver qu’il dispose du personnel qualifié pour le faire. Pour cela, le personnel applicateur doit avoir suivi une formation homologuée et avoir obtenu le certificat DAPA (Distribution et Application de Produits Antiparasitaires). Ce certificat, d’une durée de 5 ans renouvelables,  permet ensuite à l’entreprise de demander l’agrément ADPA, nécessaire à tout applicateur de phytosanitaires. Il doit d’ailleurs mentionner son certificat et son agrément dans sa communication commerciale.

L’agrément n’a pas de limitation de durée (sauf changement au sein de l’entreprise, qui doit d’ailleurs être signalé à l’autorité ayant délivré l’agrément).

Des contrôles sont régulièrement effectués pour vérifier le respect des consignes dans ce domaine, et s’il ne les respecte pas, un professionnel peut se voir enlever son certificat et/ou son agrément.

Ces dispositions sont uniquement obligatoires pour les applicateurs dont la prestation donne lieu à une facturation, et pas pour les services "espaces verts" des collectivités. Mais il est fortement recommandé au personnel dans le secteur public de suivre ces obligations, car les dangers des phytopharmaceutiques sont les mêmes pour tous les utilisateurs !

Les évolutions futures

Les impacts forts des phytopharmaceutiques sur l’environnement (pollutions) et sur la santé font l’objet de toutes les attentions, et conduisent naturellement à des réflexions pour réduire leurs usages.

Le grenelle de l'environnement a mis en place un plan d'action pour réduire à terme l'emploi de ces molécules polluantes et nocives pour la santé. Il instaure le Plan Ecophyto2018, qui vise 2 objectifs majeurs :

Le Certiphyto est une expérimentation instaurée par le Grenelle, qui testera un agrément valable pour tous utilisateurs de phytopharmaceutiques, y compris les agriculteurs. Il promeut un usage raisonné des pesticides, et deviendra très probablement obligatoire en 2014.

Pour aller plus loin sur la question de la réduction des pesticides, consultez la page dédiée au sujet des "alternatives aux pesticides".

Les bonnes pratiques

Des bonnes pratiques en matière de phytosanitaires permettent d’éviter les pollutions et minimisent les atteintes à la santé.

Choix des produits
Stockage des produits
Préparation de la bouillie phytosanitaire
Utilisation des produitsprojection_avec_produit_ecoulant_gazon_buissons
Elimination des produits
Consignes générales