Afin de maintenir en bon état ses constructions et circulations, le paysagiste doit procéder régulièrement à un certain nombre de travaux d'entretien, qui ne sont pas sans avoir des effets parfois négatifs sur l'environnement.

Le désherbage des diverses surfaces (surfaces minérales, rivières sèches…) peut être fait de différentes manières :
Par l’utilisation classique d’un désherbant chimique, tel le glyphosate (désherbant total systémique). L’utilisation de ces produits biocides a des impacts importants en termes de pollution des milieux amis aussi sur la santé des utilisateurs, d’autant plus quand les consignes de sécurité ne sont pas toutes respectées !
Par désherbage thermique, par exemple avec un désherbeur fonctionnant au gaz. L’utilisation de cloches permet de localiser le jet, il y a donc moins de projections partout et le travail est plus efficace.
Il existe aussi des appareils pour brûler l’herbe indésirable à l’eau bouillante ou à la vapeur. Ces techniques brûlent aussi la feuille.
Le désherbage manuel peut s’avérer une solution intéressante dans des endroits à forte contrainte. Cette méthode est utilisée par exemple à Vittel, où la protection de la nappe phréatique est une priorité de la ville.
Elle est malheureusement souvent considérée par les professionnels comme un “retour en arrière”.

Différents produits existent pour entretenir et nettoyer les surfaces bétonnées. Appliqués au nettoyeur haute pression, ils permettent selon le cas d’enlever des taches telles que :
Pour ces usages, il y a des produits qui provoquent moins d’impacts négatifs sur l’environnement.
Le simple nettoyage au kärcher est souvent suffisant pour enlever la plupart des taches. D’autres produits plus spécifiques sont employés si nécessaire, ponctuellement et à titre curatif. Les fabricants de matériaux de construction (pavés…) vendent souvent des produits d’entretien spécifiques à leurs matériaux. Il faut se renseigner auprès d’eux pour savoir s’ils proposent des alternatives de produits moins polluants.
Les bois utilisés par les professionnels des travaux paysagers sont souvent prétraités avec un fongicide. Par contre, le paysagiste peut leur appliquer des produits de finition. Les bois exotiques sont à huiler (au pistolet ou au pinceau), tandis que les autres bois peuvent être lasurés ou peints. Une lasure peut être incolore ou teintante, et elle a aussi un rôle de protection du bois. L’application se fait au pinceau ou parfois au pistolet.
Un ponçage peut être nécessaire avant la couche de finition.
Le nettoyage des pinceaux, rouleaux et pistolets pour les produits de finition est un procédé fortement polluant. En effet, le solvant utilisé, du White-spirit la plupart du temps, sera directement rejeté à l’égout avec les restes de peinture !
Et quand on utilise des peintures à l’eau, les solvants contenus dans celle-ci risquent eux aussi d’être rejetés aux égouts.
Les services d’espaces verts dans les municipalités sont parfois équipés de machines de nettoyage des rouleaux. Ces machines évitent tout rejet polluant. Pour en savoir plus, consultez la page dédiée à ces technologies propres sur le site du CNIDEP.
Les vidanges des engins et machines utilisés pour les travaux paysagers peuvent engendrer de fortes pollutions durables, si les matières vidangées ne sont pas récupérées correctement. Saviez-vous qu’un litre d’huile de vidange pollue durablement 1 mètre-cube de terre ? Pour les professionnels du paysage, ce serait un comble de polluer de la terre.
Déchets :

bidon de produits

bidon de désherbant

bouteille de gaz

salissures

papier de verre

pots de produits de finition

chiffons souillés
pinceau et rouleau

diluant
Eau :

consommation d’eau haute pression

nettoyage des outils

rejet de White-Spirit
Sol :

désherbant

vidanges
Air :

émanations de produits
Energie :

machines